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Nguyễn Lộc, le fondateur du VovinamNguyễn Lộc, le fondateur du Vovinam

Bref survol historique

Le Vovinam naît dans les années 1940 de la volonté d’un jeune expert en arts martiaux, maître Nguyễn Lộc, alors convaincu que seule une préparation physique au combat et une préparation spirituelle des jeunes de son pays peuvaient libérer le Vietnam de l’emprise coloniale française.

Nguyễn Lộc voit le jour en 1912 dans le petit village de Hữu Bằng au nord de la ville de Hà Nội. Enfant maladif et de faible constitution, ses parents Nguyễn Đình Xuyến et Nguyễn Thị Hòa l'envoient chez un maître de lutte traditionnelle vietnamienne, le fameux vật, dans l'espoir qu'il puisse améliorer sa santé fragile. En ce début du 20e siècle, une véritable conscience nationale se met à éclore chez les Vietnamiens et le peuple commence à exprimer sa farouche volonté d'indépendance.  La résistance contre l'occupant français s'organise alors un peu partout au pays.

C'est en ces temps troublés que Nguyễn Lộc, sur les conseils de son maître de lutte, entame un interminable périple à travers tout le Vietnam afin de pouvoir étudier d'autres arts martiaux avec les experts les plus réputés de l'époque. Ce n'est qu'au bout de huit longues années qu'il revient enfin parmi les siens, armé de nouvelles connaissances martiales et philosophiques acquises durement aux quatre coins du pays.

Dès son retour dans sa province natale, Nguyễn Lộc entreprend aussitôt la codification des techniques  qu'il a collectées durant sa grande pérégrination. S'il a commencé à enseigner sa synthèse qu'il a nommé Vovinam à partir de l'année 1938, ce n'est que lorsque son art martial fut intégré en 1940 dans le curriculum de l'École normale de Hà Nội que le public général pu enfin le découvrir.

Après la fin de la guerre d'Indochine en 1954 et la partition du Vietnam en deux, Nguyễn Lộc décide d'émigrer au Sud avec toute sa famille. C'est ainsi qu'avec l'aide de quelques disciples, il ouvre sa première école à Sài Gòn, capitale de la République du Sud-Vietnam. La réputation et l'efficacité du Vovinam amenèrent le gouvernement à l'inclure dans le programme des académies militaires et des écoles de police.

En 1960, Nguyễn Lộc  rend l'âme après une longue maladie. Son fidèle disciple des premiers jours, Lê Sáng, reprend le flambeau et sous sa direction, le Vovinam se propage avec succès à travers le monde. Suite au décès du second patriarche en 2010, le maître Nguyễn Văn Chiếu devient son successeur.

 

Le professeur Cristian Baltatu et son élève l'instructeur Nguyễn Trí ĐăngLe professeur Cristian Baltatu et son élève l'instructeur Nguyễn Trí Đăng

 Aspect technique

Grâce à l'apport du professeur Cristian Baltatu ainsi que du Võ Bình Định, du Phan Gia Quyền et du Võ tự do, le Vovinam enseigné au sein de notre club est l'un des arts martiaux les plus complet qui soit. En effet, son répertoire couvre toutes les distances de combat sans en négliger aucune. Le Vovinam comprend ainsi  des techniques de jambes, des techniques de bras, des coups de coude et de genou, des saisies, des clés, des immobilisations, des projections, des balayages, des étranglements et le combat au sol.

Le travail des armes telles que l'épée, le sabre, le bâton long, la lance, l'hallebarde, le couteau, la machette, le bâton court ou l'éventail fait également partie de notre art martial tout comme les enchaînements codifiés (bài quyền) et l'énergie interne (méditation, respiration, khí công).

 

Aspect philosophique

Notre devise est  « Être fort pour être utile ».  Notre salut s'effectue en portant notre main droite sur notre cœur et signifie « la main de fer sur le cœur de bonté ».  Ainsi, même si le Vovinam accorde une grande importance à l'apprentissage martial, il insiste bien davantage sur le développement moral du pratiquant et recherche principalement la formation de l’homme vrai. En effet, l'objectif de notre art martial est de former une génération d’hommes et de femmes forts d'esprit et de corps, actifs socialement et œuvrant pour le bien être de l’humanité.  

Afin d'aider les pratiquants à atteindre ce noble but, le maître Trần Huy Phong a formulé un ensemble de 10 principes pour leur servir de guide:

 

1. Atteindre le plus haut niveau de l’art pour servir l’humanité

2. Demeurer fidèle à l'idéal du Vovinam pour former une nouvelle génération de pratiquants

3. Rester unis, respecter les maîtres et les aînés, aimer les condisciples

4. Respecter rigoureusement la discipline, placer l’honneur au-dessus de tout

5. Respecter les autres arts et utiliser le Vovinam uniquement pour se défendre et protéger la justice

6. Cultiver la connaissance, forger l’esprit, progresser dans la Voie

7. Vivre avec probité, simplicité, fidélité et noblesse d’esprit

8. Développer une volonté d’acier pour vaincre les abus et la violence

9. Être lucide, persévérant et débrouillard

10. Avoir confiance en soi, être modeste, respectueux, tolérant et autocritique afin de pouvoir progresser

 

En 1964, le maître patriarche Lê Sáng décide d'ajouter les mots Việt Võ Đạo (la Voie de l'art martial vietnamien) au nom de notre art martial afin de souligner l'importance de l'aspect philosophique du Vovinam.

 

Système de grade

Autrefois, les écoles vietnamiennes d'arts martiaux n'avaient pas un système de ceintures de couleurs pour représenter le niveau et le grade de leurs pratiquants.  C'est en s'inspirant des systèmes de grade japonais et coréens devenus très populaires que les écoles vietnamiennes se mirent à adopter un système semblable il y a quelques décennies.  Celui du Vovinam fut instauré quant à lui en 1964.